Un passage à la « CASA GRANDE »

             Du 23 septembre 2003 au 31 décembre 2004, j’ai vécu une expérience à la “Casa Grande”. Une expérience, ou plutôt un stage de découverte en milieu étranger à celui auquel j’étais habitué de vivre. Seize mois, perdu en pleine nuit dans une forêt inconnue. C’était le calme apparent. Mais les mouvements de l’étranger étaient épiés par les habitants du lieu, les uns peureux et d’autres dangereux mais tous prêts à réagir selon leur propre nature: fuite, provocation, agression, violence, combat… Ces quelques mots peuvent exprimer sommairement l’atmosphère du milieu dans lequel j’ai vécu ces mois à la mairie de Balsas, comme chef de Cabinet de la municipalité.

            Mais qu’est-ce que la “Casa Grande“? Il faut rappeler les siècles d’esclavage. Les portugais trafiquaient les noirs africains. La “Casa Grande”, c’est la maison du colonisateur où vit aussi sa main d’œuvre esclave. Il est le maître du lieu. C’est son lieu de résidence au milieu d’une immense terre qu’il s’est approprié. À son service, une armée d’hommes et de femmes esclaves. C’est la “SENZALA”.

            Dans ce contexte de la “Casa Grande” et de la “Senzala” le peuple brésilien a vécu des siècles de dépendance. “Les catégories de “Casa Grande”et de  “Senzala” créées par Gilberto Freyre, sociologue du Nord-Est brésilien, sont utiles pour expliquer la genèse et la structure de l’ordre social brésilien en vigueur encore aujourd’hui.

            “Portugal a créé une classe de propriétaires de terre et d’esclaves capable de commander la production de marchandises et de servir le commerce de la métropole. Pour composer la force de travail, les peuples autochtones furent déstructurés comme nations et incorporés comme individus, à un statut inférieur de la société, plusieurs d’entre eux fait esclaves. Pire encore fut la situation des africains. On a formé avec eux, à qui on a enlevé les moyens de subsistance et les droits de citoyenneté, une société soumise à  une élite.”

            La pauvreté du Brésil et la mentalité de dépendance sont donc le résultat d’une exclusion sociale, politique, culturelle et économique. On comprend ainsi que le Brésil porte sur ses épaules un héritage appelé “culture de corruption”. Gilberto Freyre disait : “Au Brésil, il n’existe pas proprement de droits acquis. Il  existe des “privilèges” pour la “Casa Grande” et, pour la “Senzala”, des “faveurs”et des “châtiments”. Et plus encore, les “faveurs”vont dépendre de “l’humeur du patron”.

            Le temps passé à la mairie de Balsas fut un stage prolongé à la “Casa Grande”. Je me trouvais en un lieu rêvé par beaucoup de brésiliens, en particulier des gens pauvres. En effet, c’est l’idéal qui, au cours de l’histoire, a mûri dans la mentalité populaire. Au premier contact des personnes qui là s’y trouvaient, par les réactions entendues, je retournais 40 ans en arrière alors que je venais d’arriver à Guimarães. Une bonne journée, un líder de communauté, tout heureux, était venu à la maison des prêtres pour annoncer la nouvelle: “Maintenant, grâces à Dieu, je suis fonctionnaire”.  Pour moi, ça résonnait : “je viens d’entrer à la “Casa Grande”. J’aurai des avantages que d’autres n’ont pas. Je vivrai au milieu de personnes de pouvoir. J’aurai des privilèges. J’étais la deuxième personne de la mairie et la première en l’absence du maire. J’ai tellement eu peur qu’après la première journée j’avais la certitude d’avoir fait une grosse bêtise.

Premier moment – La lune de Miel

            Comment étais-je parvenu à cette fonction ?  Lula, ouvrier, avait été élu Président de la République. Un líder. fruit des communautés ecclésiales de base de São Paulo. Une conquête de plus de 50 ans de travail. Le cri du peuple serait-il entendu ? Nous savions que le succès du gouvernement Lula allait dépendre de sa capacité de mobiliser le peuple. La conquête de la pleine citoyenneté. Élire fut un pas important mais il n’existe pas de citoyenneté sans la participation populaire.

            Dans la composition de son équipe, Lula avait fait appel à Frei Betto, dominicain, son conseiller particulier, et à diverses personnes en lien avec l’Église catholique, connues pour leur engagement social. Deux années avaient passé. L’administration de Balsas n’avait pas encore réussi à donner signe de changement. Le maire, homme sensible à la cause sociale, décida de faire appel au Parti des Travailleurs – PT. Le contact s’établit avec les dirigeants.  On propose une entente. Le Parti exigeait le poste du Chef de Cabinet, ce qui ne faisait pas l’affaire du maire. À ce moment, les dirigeants du parti m’approchèrent pour sonder mon intérêt à collaborer avec eux et ils indiquèrent mon nom au maire. Il consent alors à leur demande mais à la condition que j’assume la fonction exigée. L’évêque du lieu résiste. Le clergé plus engagé appuie. Après discernement j’acceptais.

               Je découvre vite que la mairie est un lieu où tous les fonctionnaires cherchent à satisfaire le plus possible leurs intérêts personnels. C’est une complicité exprimée ou silencieuse qui sous-tend la relation entre eux. Malgré cela, le projet de changement, de service et d’inclusion des pauvres sans “privilège” et sans “faveur concédée” est la motivation du maire et de la nouvelle équipe. Ce fut la période de lune de miel : dialogue, évaluation quotidienne, décisions prises en commun, solidarité et enthousiasme. Certaines positions ambigües du maire ne gâtaient pas l’esprit du groupe. Il semblait y avoir une confiance mutuelle. D’ailleurs, des gestes courageux  le démontraient. Je me souviens, par exemple, qu’au moment où j’avais pris des mesures pour éloigner quelques membres de la famille du maire du noyau central de décision, ce qui avait provoqué une réaction sans équivoque de leur part, il m’avait envoyé le message suivant : “je ne te sacrifierai pas pour aucun membre de ma famille”.

            Cette période fut marquée par quelques changements significatifs. En premier lieu, des mesures furent prises pour améliorer l’administration: éloignement des parasites, c’est-à dire des personnes sans scrupule, des sangsues; exonération de quelques secrétaires considérés malhonnêtes et substitution des membres du bureau juridique en raison de leur comportement peu recommandable. Puis, on fit les premiers pas pour remplacer l’orientation paternaliste des projets sociaux par une participation effective de la population, favorisant les réunions de quartiers et les contacts des associations communautaires avec le maire. Naissait le projet de remise de titre de propriétés aux familles pauvres de la ville. Un certain contrôle des dépenses publiques s’installait malgré les résistances perverses et subtiles du Secrétaire des Finances, de son équipe et de certains autres fonctionnaires. Enfin, amélioration des relations des membres de la Chambre des Échevins et le maire. Un plus grand respect.

            Quelle était la portée de ces changements ? Étaient-ils en profondeur ? C’était à en douter car le mépris de la “cause publique”, la malhonnêteté et l’incompétence de la grande majorité des fonctionnaires, la mentalité de dépendance et de profiteur, la bonté exagérée du maire et l’autosuffisance du secrétaire des Finances ne permettaient pas de croire à des transformations à longue durée. Tout de même il était permis d’y voir le signe qu’une administration transparente au service du Bien Commun était possible et qu’on pouvait y rêver. Bien entendu à la condition d’y travailler main dans la main et d’accepter comme pré requis la.fidélité à la cause et la confiance mutuelle. Ça apparaissait comme la clé du succès.

Deuxième moment : La campagne électorale et l’approche des élections municipales

            La campagne électorale approchait. Les divers partis politiques à orientation plus populaire désiraient s’unir. Ce serait l’unique manière d’éviter l’élection de l’élite traditionnelle de la “Casa Grande”. Malheureusement, depuis un certain temps, des forces externes étaient venu miner les militants du PT. Je me rendais compte de certains comportements étranges mais je continuais à croire à la loyauté des membres de l’équipe. Le contraire me semblait impossible. Mais la vraie vérité est que la direction du parti municipal et provincial, en sourdine, faisait des accords et des arrangements financiers avec des amis-entrepreneurs pour accéder aux projets de la mairie et pour en tirer profit. L’illusion du POUVOIR.

            Dans l’intérêt de tous, avec la meilleure des intentions,  je commençai à demander des explications. Une distance s’installa. Fin de la lune de miel. L’intrigue avait été découverte. Je fus obligé de constater la fragilité du travail commencé et la faiblesse de la confiance rêvée. Quelle déception ! L’obstacle majeur, à partir de ce moment, provenait des personnes qui avaient articulé le projet de changement. D’allié, je devenais l’obstacle majeur pour la campagne électorale : ma présence rendait impossible l’utilisation des argents de la mairie pour financer la campagne du parti. Il fallait m’éloigner. Ce serait plus facile transiger directement avec le maire et d’utiliser les mécanismes de corruption habituels. La trame fut élaborée en mon absence. J’avais pris 15 jours de congés. On exigeait mon exonération. À mon retour le maire me demanda de convoquer les secrétaires pour discuter la question. Les secrétaires du parti des Travailleurs exigent ma sortie mais tous les autres s’insurgent contre eux. Je demande à partir. Le maire appuie la majorité. Je dois rester. Ce fut l’échec de l’équipe du PT. Quelques jours plus tard les secrétaires du PT démissionnaient en bloc.

            Que dire de cela ? Le Parti des Travailleurs – PT – était né pour agir de manière différente. Les premiers mois furent excellents. Malheureusement, l’approche des élections avait ressuscité la fascination du POUVOIR et de la “CASA GRANDE”. J’ai dû retomber les deux pieds sur terre. Avec facilité, la direction du parti avait assimilé les mêmes pratiques et la manière usuelle de tout autre parti politique. Il a fallu que j’accepte que les personnes en qui j’avais cru en raison de leur engagement et de leur idéologie n’avaient rien de différent des comportements de conduite et des comportements politiques pratiqués depuis des siècles dans le système politique brésilien. Mon confrère et ami Ivo Poletto dans son livre “Brésil, opportunités perdues”, écrit, après avoir quitté la fonction qu’il occupait au gouvernement de Brasilia: “… les écarts pris par le PT sont une preuve que la pratique politique traditionnelle a contaminé aussi le parti et les militants qui s’étaient engagés à inaugurer une période marquée par l’éthique et la démocratie”.

            J`ai perçu à ce moment les limites d’action des gouvernements. Ils peuvent réaliser des changements mais leur action n’est pas suffisante pour transformer en profondeur la réalité. L’injustice, l’inégalité sociale, l’état de pauvreté ne trouveront de solution que dans la mesure où la société prendra conscience et se mobilisera pour des actions de transformation de la réalité vécue au quotidien. En d’autres mots, j’ai pris conscience que pour un changement véritable, la société civile se devait de rompre le monopole des partis politiques pour en faire une action politique de toute la société. La société civile se doit d’être le protagoniste politique. Sans cela pas d’action en profondeur. Malheureusement, les partis politiques et les gouvernements ne font pas tellement d’efforts pour que cela se produise. Au contraire, on cherche davantage à instrumentaliser toute nouvelle force qui surgit de la société en vue d’augmenter son propre pouvoir.

            Il est donc nécessaire, comme disait Chico Whitaker “construire une nouvelle culture politique qui exige des transformations personnelles dans les attitudes et les motivations autant chez les dirigeants politiques que chez les citoyens.”

            Évidemment, ce fut la rupture avec le PT de Balsas. Le maire a été mis en marge de la campagne électorale et est entré pratiquement en phase de dépression.

Troisième moment : La fin du mandat. La corruption de la “Casa Grande”

            La rupture avec le PT au sein de l’administration a mis fin à une crise interne mais la corruption continuait au sein de quelques secrétariats. Ma fermeté au Cabinet n’a fait qu’augmenter les ruses du Secrétaire des Finances. Ce fut l’enfer. Il a essayé de tout faire pour satisfaire les intérêts de ses protégés et, ainsi faisant, satisfaire les siens. L’extension de la corruption ne pouvait pas être mesurée car elle étendait ses tentacules bien au-delà de la municipalité et des intérêts locaux. Le secrétaire des Finances s’était approprié du pouvoir de décision du maire, situation impossible à contrôler en l’absence de celui-ci. Une décision s’imposait et fut prise : l’exonération du Secrétaire des Finances. La décision ne réglait pas le problème de la corruption mais permettait une fin d’administration plus sereine. Ainsi, les dettes en suspens furent payées et il restait une marge de crédit suffisante pour la survie des projets sociaux de l’année suivante.

            Je n’avais pas la vision globale de l’étendue de la corruption à ce moment-là. Le temps m’a permis de faire mémoire pour mieux visualiser et comprendre la toile d’araignée qui se construisait. Aujourd’hui je perçois ce qui m’était alors impossible.

            Que conclure ? Un projet de société de “DROITS” au service du Bien Commun n’a aucune condition de survie à l’intérieur de la “Casa Grande”. Là on privatise le public et ce que l’on ne peut pas privatiser, on le détruit. Ce douloureux stage m’amène aujourd’hui à affirmer que, dans de telles conditions, il est très difficile, sinon impossible, de vivre la Justice Sociale et d’éliminer la corruption articulée et maintenue à l’intérieur de la “Casa Grande”. Par contre, l’expérience provoqua chez moi une telle indignation qu’elle ouvrit une porte toute grande pour élaborer une action politique différente, celle de l’urgence de la formation de la société civile. Il a fallu payer un prix élevé pour en arriver à cette conclusion. Je ne nie pas la nécessité de l’exercice du mandat politique mais j’ai pris conscience que la formation à la citoyenneté est une urgence et doit être priorisée si l’on veut collaborer à une transformation en profondeur.

            Quand j’ai accepté de travailler à l’intérieur d’une structure gouvernementale, j’étais conscient que j’entrais dans un milieu  de contradictions mais je ne pouvais pas laisser de côté ce que j’avais appris au cours de toutes ces années d’éducation populaire et d’engagement. “Le pluriel est dans la structure de la réalité” de dire Ivo Poletto. Ces contradictions d’ailleurs nous les avions vécues au temps de la dictature militaire et nous les vivons à chaque jour au sein des églises. Je voulais vivre à l’intérieur de la mairie les défis et les exigences d’une pratique démocratique, une pratique de participation populaire. C’était un projet, un idéal ou un rêve ? De l’intérieur j’ai découvert qu’il existe un fossé profond entre l’invitation de la société à participer à la vie publique et l’invitation des personnes du gouvernement à travailler à la transformation de la société. L’absence de clarté sur cette question me causa des difficultés qui auraient pu être évitées si j’en avais eu une meilleure compréhension.

            La participation des citoyens et des citoyennes aux décisions gouvernementales est absolument nécessaire pour une transformation en profondeur et durable de la culture de corruption au Brésil. Et pour que cela arrive, la représentation politique par l’exercice de mandat n’est pas suffisante. Les citoyens et citoyennes se doivent de bien choisir leurs représentants et de les accompagner au cours de l’exécution du mandat mais la société civile doit en assumer le processus et, comme affirmé antérieurement, en être le protagoniste. En conséquence, puisque la société civile n’existe pratiquement pas encore au Maranhão, son “advenir” constitue priorité et urgence.

Et après

            Terminé le stage à la “Casa Grande” ne signifiait pas mettre un point final à mon engagement. Bien au contraire, il ouvrait une nouvelle perspective. Serait-il possible penser à la création de “Comités Municipaux de citoyens et citoyennes”? .Mais comment faire si la majorité de la population n’a pas le minime accès à l’information ? On ne sait pas ce qu’est l’administration publique, comme elle fonctionne; on ne connaît pas le rôle d’un échevin; on a une idée très sommaire des droits de la personne; on n’a aucune information sur les projets de l’Exécutif, sur la manière d’élaborer un budget municipal, sur les moyens d’y participer; on n’a jamais entendu parler d’où viennent les recettes, ce qu’est l’impôt … 

              Une évidence: le peuple n’est pas informé et sans information il devient difficile de déclencher un processus de changement. Que faire. Heureusement, quelques confrères et consoeurs se sont mis à la tâche. Notre objectif : promouvoir la citoyenneté par l’information et la formation. Le droit à l’information est notre premier objectif. Voilà la condition essentielle pour développer l’intérêt des gens à la participation à la vie publique et pour devenir citoyen et citoyenne de fait.

            Après quelques mois de pratique dans quelques municipalités de l’État du Maranhão, nous avons pu constater le bienfait de cette option. L’existence de “l’Université de la citoyenneté” était justifiée. Sous ce nom nous avons élaboré un projet de formation d’une durée de 12 mois, offert à des personnes désireuses d’être des agents multiplicateurs de la citoyenneté. C’est toute une révolution dans notre agir.

            Nous sommes donc en train de passer de l’époque de revendication à celle de “l’advenir”. L’expression en portugais est significative “fazer acontecer”. Nous avons dans le passé beaucoup utilisé les pétitions et les mobilisations en place publique. Ces actions ont été fort bienfaisantes au temps de la dictature militaire et elles le sont encore  pour protester contre les injustices flagrantes mais il est convenu d’admettre qu’aujourd’hui l’urgence n’est pas de lutter contre mais en faveur d’une nouvelle société. C’est le chemin qui s’ouvre si nous voulons en finir avec la dépendance engendrée par la “Casa Grande” et, conséquemment si nous voulons lutter efficacement contre la corruption, plaie culturelle qui contamine tout. En effet, l’urgence est de FAIRE ADVENIR  une nouvelle société. Et pour qu’il y ait de fait une action transformatrice de la réalité, nous nous devons de collaborer pour que les gens soient équipés de connaissances comme les éléments d’analyse caractéristiques de la société, sa forme d’organisation, les formes d’organisation populaire qui construisent les politiques publiques, les principales lois du pays, les instruments légaux et la conscience renouvelée de son rôle de citoyen et de citoyenne.

            Pour que “l’advenir” soit efficace, l’accès aux connaissances sera accompagné d’un ensemble d’activités au sein de la communauté, d’une intervention au niveau des problèmes locaux, d’un contact permanent avec la communauté de résidence et d’un échange d’expérience.

Conclusion

            Le stage à la “Casa Grande” a produit ses fruits. En effet, il me fournit un ensemble d’histoires qui enrichissent et meublent le processus d’information et il me permet de comprendre que dans la conjoncture actuelle, la formation politique est urgente et a de meilleures chances de succès si elle est faite de l’extérieur de l’institution gouvernementale. En d’autres mots tout doit être déployé pour que la société civile soit le protagoniste de la transformation, ce qui fera d’elle un instrument de pression et de contrôle de ceux et celles qui assument une fonction gouvernementale. Il sera toujours difficile pour un politicien ou pour qui que ce soit à l’intérieur de l’institution de promouvoir le changement à moins d’y rencontrer une volonté collective. Enfin, le stage à la “Casa Grande” m’a fait comprendre que la phase de revendication n’a plus la même importance qu’elle avait dans les années de la dictature militaire car nous sommes à l’heure de construire un projet. C’est l’heure du “FAIRE ADVENIR”. L’invitation est pour tous et toutes.

            Que Dieu accompagne la réalisation concrète de ce processus démocratique fondé sur la citoyenneté et la dignité de la personne humaine. Ce projet ouvre une perspective toute nouvelle pour une génération de jeunes qui déjà rêve de s’y engager.

25 août 2006

                                                         Victor Asselin

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